Actualités de la bio

L'OCDE a publié en mars 2011 une enquête sur 10 000 personnes dans dix pays leur demandant combien étaient-ils prêts à payer pour plus d'environnement. Ils ont répondu entre autre au sujet de l'agriculture biologique.

 

« Il nous faut changer de comportement si nous voulons nous orienter vers la voie d’un environnement durable. », a déclaré le Secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurría. « Grande entreprise ou simple particulier, nous devons tous jouer notre rôle. Cette enquête montre que des politiques publiques éclairées aideront les individus à  choisir la bonne voie, la voie de l'écologie. » Dans le même temps quele rapport du Centre d'analyse de la société sur la consommation responsable paru en début d'année, l'OCDE confirme que les politiques incitatives ou dissuasives sont décisives pour faire changer les comportements des personnes, facteurs clés de la transition écologique...

En ce qui concerne la consommation de produits issus de l'agriculture biologique, l'enquête confirme les chiffres connus des autres sondages avec de vraies différences selon les pays:

 

En France, 42% des personnes interrogées ne souhaitent pas dépenser plus pour l'achats d'aliments biologiques contre seulement 16% au Mexique ou 27% en Suede. La moyenne de l'OCDE étant de 29%. Ils sont aussi globalement moins de 10% à accepter de payer de 15% à 30% plus cher, on retrouve là les personnes les plus concernées par l'environnement et leur santé.

 

Cette approche "économique" se fonde sur le primat de l'individu consommateur pour tenter d'analyser quelles seraient les politiques les plus efficaces pour faire changer les comportements. Cette logique valorise donc les logiques des prix et informations consommateurs (dont le facteur décisif de la confiance dans les labels et certifications); par définition, elle ne tient pas compte des circuits alternatifs de distribution dont les circuits courts valorisant un autre mode de consommation (personnalisation de l'échange pour un autre mode de confiance et une autre vision de la construction du prix). Par ailleurs, cette enquête entend "fai[re] le tour des politiques susceptibles d'encourager les populations à faire des choix environnementaux rationnels." De fait, elle ne pose la question de "l'irrationnalité" des politiques publiques par exemple agricoles dès lors quelles transférent aux ménages les coûts indirects (dépollution de l'eau par exemple) de l'agriculture industrielle censée assurée les prix bas des produits alimentaires. L'information du consommateur est alors incomplète sur le prix de référence à partir duquel il positionne le surcoût acceptable des produits biologioques.

 

>> le site de l'OCDE pour retrouver l'étude "politique d'environnement et comportement des ménages"