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Afin d’apporter des réponses aux enjeux de bien-être animal y compris à l'étape de l’abattage, 150 éleveur.euse.s bio de Loire-Atlantique et de Vendée se fédèrent pour mettre en œuvre la première solution d’abattage à la ferme. CP

 

Bien-être animal, les éleveur.euse.s bio innovent avec un projet d’abattage à la ferme

 

Paris, 07/07/2020. Parce que le bien-être animal fait partie des valeurs fondatrices de l’agriculture biologique, la réglementation encadre strictement les conditions de vie des animaux sur les fermes bio (accès au plein air, alimentation bio sans hormones ni OGM). Mais le cahier des charges européen prévoit aussi la réduction de la souffrance des animaux au strict minimum, y compris pour l’abattage, qui lui, n’est pas géré par les paysan.ne.s. Afin d’apporter des réponses aux enjeux de bien-être animal y compris sur cette étape de l’abattage, 150 éleveur.euse.s de Loire-Atlantique et de Vendée se fédèrent pour mettre en œuvre la première solution d’abattage à la ferme. Un projet qui s’appuie sur le déploiement d’un caisson mobile relié à une unité de proximité.

 

Accompagner l’animal jusqu’à l’abattage en supprimant le stress et la douleur

 

Le moment de l’abattage peut être un facteur de stress et parfois de douleurs pour les animaux d’élevage qui sont séparés de leur lieu de vie et transportés parfois longtemps en raison de la disparition des abattoirs de proximité. « Nous sommes avant tout motivés par la volonté de pouvoir accompagner jusqu’au bout les animaux qui sont nés, ont été élevés sur nos fermes et dont nous avons pris soin tout au long de leur vie. C’est une façon de leur marquer notre respect et de réduire fortement le stress lié à ce moment » explique Guylain Pageot, éleveur en Loire Atlantique, porteur du projet.

 

Le projet développé et soutenu par le groupement des agriculteurs biologiques de Loire Atlantique, consiste dans le déploiement d’une vingtaine de caissons mobiles qui permettront que les deux premières étapes de l’abattage (étourdissement et saignée) soient réalisées sur la ferme, par des professionnels. L’éleveur.euse sera notamment aux côtés de l’animal lors de l’étourdissement. Deux unités fixes seront aussi construites à proximité des élevages, afin d'assurer les étapes suivantes, dans le respect des normes sanitaires.

 

Un crowdfunding agricole inédit d’un million d’euros pour une filière reterritorialisée

 

Pour financer ce projet, dont le rayon d’action s’étend sur quatre départements (Loire-Atlantique, nord Vendée, quart sud-est du Morbihan et quart sud-est de l’Ille-et-Vilaine), les éleveur.euse.s ont lancé début juillet la plus importante campagne de crowdfunding jamais initiée pour un projet agricole[1]. 300 000 euros seront destinés à la structuration du projet (juridique, financière…) et 700 000 euros à l’investissement dans les deux unités fixes sus-détaillées.

 

« Non seulement ce projet répond à des attentes sociétales fortes sur le bien-être animal, mais il va aussi permettre de reconstruire des circuits de proximité pour la viande qui, après la crise du COVID, doivent devenir la troisième voie commerciale pour l’agriculture française » souligne Guillaume Riou, président de la FNAB.

 

Contacts presse : William Lambert, chargée de presse à la FNAB – 06 03 90 11 19

 

Dossier de presse

 


[1] https://www.miimosa.com/fr/projects/animal-eleveur-euse-ensemble-jusqu-au-bout