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Communiqué de presse

 

France Nature Environnement (FNE) vient de lancer une campagne de communication sous forme d'affiches révélant les conséquences sur l'environnement des pratiques de l’agriculture industrielle. A la veille de l’ouverture du Salon de l'Agriculture, ces visuels "chocs" - fondés sur des faits avérés - ont suscité des réactions de dénégation de la part des pouvoirs publics, des organisations agricoles "majoritaires", et de certains élus. La FNAB analyse et réagit.


 

Si une organisation aussi responsable que FNE (qui s’est engagée dès leur début dans les négociations du Grenelle de l'environnement sur le volet agricole et qui a par ailleurs été initiatrice de la démarche de certification environnementale des exploitations agricoles), en arrive à une telle campagne de dénonciation, c’est afin de briser le "bouclier idéologique" soigneusement entretenu par une partie du monde agricole depuis des dizaines d'années.

Dans les fermes, les campagnes, tous les jours des paysans font face à des situations d’endettement terribles, au profit des prescripteurs d'intrants chimiques. Leurs charges d'exploitation n'ont cessé de croître ces dernières années. Pourtant, leur revenu aurait dû être en grande partie couvert par les contribuables au travers des aides de la PAC, elles-mêmes captées par une minorité de producteurs.

Dans les bassins de consommation, les habitants payent plusieurs fois les miracles de l'agriculture pétro-chimique : au moment de l'achat, en coûts de dépollution, en finances publiques et sociales, au travers de leurs factures de santé, et en contribution au budget européen de l'agriculture qui finance ce système productiviste à bout de souffle. Un système incapable de réguler les cours mondiaux livrés aux spéculateurs internationaux…

Mettre à jour le désastre agricole social, et environnemental est une nécessité.

Dans ce contexte, FNE a raison de dénoncer. Il s’agit de libérer la parole des agriculteurs. Ceux-là même toujours plus nombreux qui se convertissent à l'agriculture biologique pour redécouvrir leur métier et retrouver une autonomie économique et sociale : une vraie place dans une autre société.

Une agriculture de qualité, basée sur des principes agro-écologiques, est d'ores et déjà en capacité de nourrir la planète au Nord comme au Sud. Les politiques publiques peuvent à travers elle promouvoir une vraie alternative, cohérente et durable.

Des mesures doivent être prises dès aujourd’hui pour appuyer et conforter ceux qui veulent atteindre les objectifs du Grenelle en matière d’agriculture biologique. Tout autre choix serait un renoncement.

La FNAB, invitée au Congrès de FNE à Marseille pour en débattre entre citoyens, tiendra sa place.

 

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