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Communiqué de presse

 

 

Un soutien massif à l'agriculture industrielle - Un demi soutien à l'agriculture biologique

 

Au lendemain de l’adoption de la loi de finances 2011 par le Parlement, la FNAB exprime son mécontentement et sa déception. Au regard des déséquilibres scandaleux et persistants dans l’attribution des crédits agricoles, elle déplore le sort fait au crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique.


 

L’agriculture biologique, soutenue par une forte demande des citoyens et des consommateurs, est un mode de production agricole en plein essor (15 exploitations adoptent ce mode de production chaque jour en France). Ce secteur économique a pourtant encore besoin d’être aidé pour passer à une échelle supérieure comme le préconise le « plan bio horizon 2012 », porté par Bruno Le Maire. L’objectif, plusieurs fois réitéré, est
d’atteindre 20% de la SAU française en bio en 2020 (et 6% en 2012). Cependant les contradictions d’un Etat français toujours en proie aux lobbies industriels sont révélées dans les actes...

 

En témoigne, le scandaleux soutien accordé à hauteur de 196 millions d’euros à la filière agro-carburants, une ineptie économique et sociale, qui ne vise qu’à l’écoulement des stocks de certains, et toujours les mêmes.

 

Dès lors, comment comprendre la diminution par deux du crédit d’impôt biologique, dont le montant global ne s’élève qu’à 17 millions d’euros ?

 

La France a réalisé des économies de plus de 50 millions d’euros sur la seule année 2010, en faisant financer les aides à l’agriculture biologique par l’UE ! Aujourd’hui, la FNAB estime que ces budgets affectés par l’UE ne seront pas suffisants et que cela risque de diviser par deux la dynamique de conversion en 2012 !

 

Ainsi acter la prolongation et la réévaluation du crédit d’impôt bio, tel que certains députés et sénateurs le proposaient, aurait été le signe d’une volonté politique cohérente… et pourtant, ces amendements ont été refusés sans discussion par François Baroin.

 

Il était facile à Bruno Lemaire de garder le cap avec un crédit d’impôt bio digne de ses ambitions de développement. Les marches-arrière successives pourraient ainsi empêcher l’agriculture biologique d’atteindre les objectifs du Grenelle 2. Tant pis pour les citoyens qui plébiscitent une agriculture saine et de qualité.

 

 

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